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Résultats du Bac 2007 : record ou pas ?

 
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Kaeso
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PostPosted: Thu 19 Jul - 11:22    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

Les résultats du bac 2007 semblent se décliner sous la forme d'un record, selon le Ministère : 83,3 % de réussite, soit 1,4 points de plus qu'en 2006. A nuancer, tout ça : les écarts restent énormes entre certaines académies (72 % de réussite en Guyanne contre 92 % à Grenoble !), et au final, seulement 63,6 % d'une génération obtient le bac (un recul en proportion et en volume par rapport à 2006). Et surtout, depuis 10 ans en France, le taux d'accès au bac stagne (le bac général régresse même). Méfions-nous des chiffres !

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Atchoum
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PostPosted: Thu 19 Jul - 22:43    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

Le Bac n'est plus un examen mais un concours (dont on fixe par avance le nombre d'admis). Pour cela on joue (un peu) sur le niveau des épreuves mais surtout sur les barèmes et les consignes de correction. On pourra faire un dernier ajustement en utilisant les consignes transmises aux présidents de jury.
Dans ces conditions les chiffres ne veulent plus rien dire.

Félicitations néanmoins à tout les admis!
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Gilpa
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PostPosted: Tue 24 Jul - 22:34    Post subject: Les résultats du bac 2007 Reply with quote

Je ne crois pas que les chiffres soient significatifs. Je crois que le ministère de l'Éducation nationale veut tout à la fois des résultats élevés et un taux d'échec raisonnable afin de ne pas décrédibiliser le système. Imaginons, rien qu'un instant, qu'on atteigne un taux de succès de 99 % : on entendrait des murmures d'incrédulité. On entendrait des choses déjà entendues, telles que "le bac ne vaut plus rien". Cela rappellerait l'époque où certains résultats d'élections "démocratiques" de certains pays frisaient les 100 % pour le candidat unique...
La valeur du baccalauréat actuel est une notion dépourvue de sens dans la mesure où les candidats reçus avec la mention Très bien sont à peu près assurés "d'aller loin" et ceux qui l'ont eu avec une grande indulgence du jury sont à peu près assurés d'aller beaucoup moins loin.
Mais faut-il attacher à ces résultats autant d'importance que cela ? Je ne le pense pas.

Jusqu'à 1965 environ il n'y a eu que trois séries de baccalauréat : série "philosophie", série "sciences expérimentales" et série "mathématiques élémentaires". Une faible proportion de la population parvenait au baccalauréat avant 1965, peut-être seulement 15 % d'une classe d'âge, en tout cas pas 50 %. Les élèves qui avaient été admis en sixième sur examen d'entrée ne parvenaient pas tous en terminale. Certains "décrochaient" chemin faisant, à tous les niveaux, de la sixième à la terminale. Ceux qui parvenaient en terminale ne décrochaient pas tous le bac, même en redoublant, même en triplant dans des "boîtes à bachot".
Pire encore, ceux qui avaient le bac et entraient à l'université ne parvenaient pas tous à obtenir la licence (le seul diplôme à l'époque avant le doctorat d'État). Beaucoup partaient dans la vie active avec un ou deux ou trois certificats de licence quand il en fallait cinq pour obtenir une licence libre (certificats quelconques, de lettres et de sciences), et six pour une licence d'enseignement (dont cinq imposés par catégorie : par exemple, la licence d'enseignement de chimie était constituée des certificats de chimie générale I et II, du certificat de chimie minérale, du certificat de chimie organique, du certificat de physique expérimentale, et enfin d'un certificat au choix, que tout étudiant désireux de devenir professeur avait intérêt à choisir parmi des certificats de sciences physiques).
Ceux qui, munis d'une licence d'enseignement, se présentaient aux concours de recrutement de professeurs de l'enseignement secondaire (CAPES et agrégation) n'étaient pas tous reçus.
De nos jours, il y a, bon an mal an, 80 % de candidats reçus au bac (non plus à trois séries comme autrefois, mais une bonne cinquantaine, incluant le "bac pro" qui, selon moi, équivaut, grosso modo, au CAP d'autrefois - qu'on ne voie pas là du mépris de ma part : je n'ai jamais méprisé un diplôme), mais cela ne change rien pour la suite. Les débouchés pour l'enseignement demeurent le CAPES, l'agrégation et un troisième concours - pour l'enseignement primaire, celui-là -, le CRPE (concours de recrutement de professeurs des écoles). Certains s'essaient à l'agrégation, puis - en cas d'échec - au CAPES, puis - en cas d'échec - au CRPE, puis, en cas d'échec, à autre chose, le concours de recrutement de conseiller d'éducation par exemple.
Et puis certains cherchent du travail dans le secteur privé avec leur licence, ou avec leur maîtrise, bientôt avec leur mastère. Des titulaires de doctorats d'État ne trouvant rien qui corresponde à leurs désirs (faute de places) se présentent au CAPES ! (et ils atterrissent souvent en collège !!!)
Je ne voudrais pas passer sous silence le BTS. J'ai enseigné dans des classes de BTS "maintenance industrielle" et "mécanismes et automatismes industriels". Les titulaires de ces BTS sont considérés - par les industriels qui les embauchent - comme de bons BEP des années 1970. Je partage l'opinion de ces industriels.
Si quelqu'un voit un sens à tout cela, qu'il veuille bien me le dire...


Last edited by Gilpa on Mon 18 Feb - 23:14; edited 1 time in total
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dcms
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PostPosted: Wed 25 Jul - 07:51    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

Petite anecdote: quand j'ai passé le bac (au début des séries S, L et STT) j'ai eu une très bonne note en maths (19). Eh bien ma mère qui était avec moi me félicitait chaudement quand un des profs présents lui dit quelque chose du genre:"Ne vous emballez pas, tout le monde a eu des bonnes notes !" Evil or Very Mad
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Gilpa
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PostPosted: Sun 4 Nov - 10:55    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

dcms wrote:
Petite anecdote: quand j'ai passé le bac (au début des séries S, L et STT) j'ai eu une très bonne note en maths (19). Eh bien ma mère qui était avec moi me félicitait chaudement quand un des profs présents lui dit quelque chose du genre:"Ne vous emballez pas, tout le monde a eu des bonnes notes !" Evil or Very Mad


Voilà qui est clair et quelque peu défrisant ! Mon fils a passé le bac D (correspondant grosso modo au bac "sciences expérimentales" d'il y a cinquante ans) en 1991. Il a eu la mention assez bien, avec 16 en mathématiques. Mais j'ai vu l'épreuve de mathématiques : elle était facile. Cela n'empêchait évidemment pas que des élèves avaient de mauvaises notes à cette épreuve, mais c'était symptomatique d'une volonté d'avoir beaucoup de reçus. Pour fixer les idées, j'ai échoué au bac (Mathématiques élémentaires, équivalent du bac C puis du bac S orienté vers les mathématiques et les sciences physiques) aux deux sessions de 1958, alors que j'étais classé dans les dix premiers de la classe terminale de quarante élèves. J'ai réussi un an plus tard avec la mention passable, le dernier de la série de douze candidats à l'oral (tous reçus). Depuis un an je travaillais comme aide-chimiste (je n'ai pas redoublé la terminale au lycée), et je n'étais donc pas aussi bien préparé que lorsque j'étais au lycée. J'avais pris un gros risque en ne redoublant pas. Il y avait encore deux sessions à cette époque, et je dois dire que j'ai poussé un ouf de soulagement en découvrant que je n'aurais pas à étudier tout l'été pour la deuxième session... car je n'ai eu cette année-là que trois semaines de congé. Si l'on songe que (bien plus tard) je suis devenu professeur de sciences physiques, il faut bien admettre que je n'étais pas franchement mauvais et pourtant l'acquisition du baccalauréat fut pour moi un parcours du combattant.
De nos jours - et c'est bien là l'hypocrisie du système - il faut quasiment vouloir échouer au bac pour ne pas l'avoir (j'exagère à peine ; je schématise quelque peu, oui, mais c'est pour la compréhension de la suite) et le parcours du combattant, c'est après le bac qu'on doit l'affronter, lors du passage des concours qui s'offrent aux bacheliers, qu'ils s'agisse de concours de recrutement de professeurs après trois années d'études supérieures pour avoir une licence ou tout de suite après le bac pour entrer dans une école d'ingénieurs directement (l'entrée dans une classe préparatoire aux grandes écoles se fait sur dossier avant le passage du bac, et c'est extrêmement sélectif). Il y a aussi les classes de BTS et les IUT où les étudiants sont recrutés sur dossiers.
Beaucoup de bacheliers se retrouvent dans les filières les moins prestigieuses (les BTS) mais non moins respectables orientations. Je peux vous dire cependant que les titulaires de BTS d'aujourd'hui sont incomparablement moins cultivés scientifiquement que ceux des années 1960 et 1970. Un technicien supérieur de 1960 pouvait aisément être assistant d'ingénieur. Un technicien supérieur d'aujourd'hui, non. J'ai enseigné dans des classes de BTS. Les meilleurs d'entre les étudiants auraient pu apprendre beaucoup plus de choses s'il n'y avait pas eu des étudiants très faibles (et dérangeants, bavards et perturbateurs) dans leurs classe. Mais, de toute façon, je n'ai quasiment enseigné que des notions de baccalauréat de technicien dans ces classes de BTS. Cela venait de ce que certains étudiants avaient un bac de technicien de mécanique et mon rôle consistait à élever leur niveau en électricité. (Pour ceux qui avaient le bac d'électrotechnique, je n'avais pas à élever leur niveau en mécanique ; un autre professeur était chargé de cela.)
Tout cela n'est guère enthousiasmant.
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Gilpa
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PostPosted: Sun 4 Nov - 12:01    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

Atchoum wrote:
Le Bac n'est plus un examen mais un concours (dont on fixe par avance le nombre d'admis). Pour cela on joue (un peu) sur le niveau des épreuves mais surtout sur les barèmes et les consignes de correction. On pourra faire un dernier ajustement en utilisant les consignes transmises aux présidents de jury.
Dans ces conditions les chiffres ne veulent plus rien dire.

Félicitations néanmoins à tout les admis!


Vous avez raison, Atchoum ! Le bac est un concours - très facile - mais ne débouchant sur rien de tangible. Les concours difficiles débouchent sur des situations solides. Par exemple, le dernier reçu à l'agrégation de n'importe quelle spécialité est assuré d'avoir un emploi et il est deux à trois fois moins savant que le premier reçu. (Mais il en sait suffisamment pour enseigner en lycée, qu'on se rassure ! Il en sait au moins autant que le plus savant des professeurs certifiés qui, s'étant présenté à l'agrégation, n'a pas été reçu. Les professeurs agrégés qui vont enseigner en classes préparatoires aux grandes écoles sont choisis par l'inspection générale parmi les premiers reçus qui sont candidats à ces postes.)
Bien sûr, Atchoum et moi avons quelque peu exagéré en ce sens qu'aux concours le nombre de postes offerts est fixé d'avance. Le taux de réussite aux concours de recrutement de professeurs certifiés et agrégés est aux alentours de 10 %. Encore faut-il préciser que ces taux sont calculés par rapport au nombre des candidats qui se présentent à toutes les épreuves écrites ! Nombreux sont les velléitaires qui s'inscrivent aux concours mais ne s'y présentent pas. Souvent c'est qu'ils craignent d'être tournés en dérision par certains esprits chagrins - souvent des personnes qui n'ont pas réussi ces concours - en cas d'échec. Ces velléitaires ont tort. (Ils n'ont pas besoin de clamer qu'ils vont se présenter à tel ou tel concours ! J'ai une anecdote amusante à ce sujet, je vous la dirai un peu plus loin.) Parmi les velléitaires il y a des personnes qui réussiraient si elles tentaient le coup. Ce sont des gens qui se sous-estiment. Se sous-estimer est plus grave que de se surestimer. Celui qui, un jour, se dit, "Comme j'ai été stupide de ne pas tenter ce concours !" traîne son amertume pendant tout le reste de sa vie. Celui qui se surestime prend une claque lorsqu'il échoue (surtout s'il a clamé,"Je vais passer tel concours les doigts dans le nez!"), mais il n'a pas de regret.
Il y a aussi les candidats qui vont à la première épreuve écrite mais, réalisant qu'ils ont raté cette épreuve, ne se donnent pas la peine de se présenter aux suivantes : encore une erreur ! On n'est jamais seul à rater une épreuve ! Et si l'on fait un bon score aux épreuves suivantes on peut être admissible aux épreuves orales - dans des conditions plus difficiles, certes, mais cela fait un bon entraînement pour l'année suivante si l'on échoue aux épreuves orales.
Le taux de réussite aux concours d'enseignement calculé sur le nombre des candidats inscrits (qu'ils se soient présentés ou non aux épreuves écrites) doit être d'environ 5 %. (Je pourrais le donner plus précisément en consultant les statistiques à ma disposition.)
En ce sens le bac n'est pas un concours puisque le nombre de reçus n'est pas fixé d'avance. Mais comme le pourcentage est peu ou prou fixé d'avance, c'est tout de même un concours (déguisé en examen) et Atchoum a raison finalement.
Voici ma jolie et édifiante anecdote.
Lorsque le concours d'agrégation interne a été institué, je me suis présenté à toutes les sessions jusqu'à ce que je sois reçu. Je savais que je n'avais pas la pointure requise pour le concours externe depuis très longtemps. La première session a eu lieu en 1989, et j'avais quarante-neuf ans. J'ai échoué avec mes deux collègues de sciences physiques. Tout le lycée l'a su. Il y a eu des sourires de commisération (chez les non-agrégés ; aucun agrégé n'a eu la stupidité de moquer un collègue certifié qui échouait à l'agrégation). En 1990 un collègue fut reçu. Les deux autres (j'étais l'un des deux) ont été regardés avec un peu de condescendance par certains crétins qui, eux, n'avaient garde d'aller se présenter à ce concours ! En 1990 1991, je fus admissible aux épreuves orales, mais pas mon collègue âgé de quatre ans de plus que moi. Mais je fus refusé après les épreuves orales. Il y eut quelques ricanements, surtout de la part d'un crétin. En 1992, mon collègue fut amissible à son tour, puis reçu, lui. Il fut alors courtisé par le crétin (non-agrégé, je le précise encore) qui me marqua quasiment son mépris ! En 1993 j'ai encore échoué dès l'écrit. Le crétin (qui regardait les résultats sur minitel) me dit dès l'annonce des résultats des épreuves écrites :"Alors, Gilpa [il dit mon vrai prénom, bien sûr] ! L'agrégation, t'as tiré une croix d'sus ? T'en as fait ton deuil ?" Je respirai un bon coup et m'efforçant de garder mon calme, je répondis :"Oh, oui, c'est trop dur, je laisse tomber..." C'est ce qu'il voulait entendre et il me ficha la paix. Il s'était attendu à une autre réaction, mais je ne lui ai pas fait ce plaisir. En 1994, j'ai encore échoué. La quasi-totalité de mes collègues ne pensait même plus que je me présentais toujours ! En 1995 (j'avais cinquante-cinq ans) je fus admissible aux épreuves orales de nouveau et je n'en dis rien à personne sauf à mon collègue plus âgé reçu en 1992, qui était un ami, lui, et je lui demandai de n'en rien dire aux collègues. Il se tut. Un mois plus tard je fus reçu. Je mis un mot dans le casier de chacun de mes collègues sauf mon moqueur, leur annonçant la bonne nouvelle tout en précisant que je ne disais rien à l'un d'entre nous. Il savaient tous de qui il s'agissait !
Croyez-vous que mon moqueur me félicita ? Que non pas ! Silence total. Il me serrait la main lorsque nous nous rencontrions en me demandant avec un sourire (que je soupçonnais d'être forcé) :"Bonjour, Gilpa ! Ça va ?" Et lui rendant son sourire (sans me forcer) je répondais :"Oui, Paul [Ce n'est pas son vrai prénom ; son vrai prénom est celui d'un autre apôtre, faites votre choix ! Il est parmi les quatre évangélistes], ça va très bien, merci !"
Par un beau dimanche comme le jour présent, je pense qu'une histoire (vraie) comme celle que je viens de raconter était appropriée, ne trouvez-vous pas, chers amis lecteurs ?


Last edited by Gilpa on Fri 11 Jul - 18:55; edited 1 time in total
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ortograf-fr
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PostPosted: Tue 6 Nov - 21:29    Post subject: Réponse à Gilpa Reply with quote

Réponse à Gilpa

Il y aurait beaucoup à dire au sujet des concours.

Des épreuves excessivement difficiles, et pas forcément fonctionnelles, demandent un entrainement à la limite du supportable pour ceux qui ne sont pas dans la bonne voiture.

Parallèlement, la proportion d'agrégés hors concours était de 1 pour 10 avant 1981, elle est ensuite passée à un pour 9, et même à 1 pour 8.

En collège, j'ai constaté quelque remontrance par rapport à l'élitisme de l'agreg, mais jamais personne ne s'étonne du fait des promotions hors concours, alors que ce genre de promotion n'a aucune fonctionnalité spécifique.

Il y a aussi un discours récurrent selon lequel le fait d'avoir l'agreg n'apporte pas du tout la garantie d'une bonne pédagogie. On retrouve, avec un flou artistique, le clivage entre les pédagos et les refondateurs.

L'élitisme dont se réclame la Société des Agrégés mérite par ailleurs d'être redéfini par rapport aux besoins actuels.
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quiquoi
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Devise: ne te retrouve jamais entre deux montagnes qui se rejoignent. ^^

PostPosted: Fri 11 Jul - 17:59    Post subject: mouaye Reply with quote

je voudrais juste dire un mot à propos du bac... c'est pitoyable... en effet, avec d'excellentes moyennes (16.92 de moyenne générale en terminale S), j'ai ete accepte dans toutes les prepas maths physiques demandees (massena, champollion, celle de sophia...) et pour le bac, pari avec les amis oblige, nous n'avons revise que maths et physique, le reste, que nenni.

Resultat :

epreuves anticipees :

Francais ecrit 17
Francais ecrit 18
TPE 19

epreuves du bac :

Latin 19
Option Sport 20
Sport 17
Italien 15
Anglais 17
Histoire 15
Philo 10 =D
SVT 18
Physique 18
Maths (spécialité) 19

Moyenne : 18,3 ... Mention très bien, félicité par le jury... Et tout sa, sans réviser ! je veux bien qu'avec mon quasi 17 de moyenne sur l'année, j'ai une mention du genre bien, mais 18,3... sa montre que le bac ils le donnent quoi... je me demande comment on peut faire pour le rater ! (enfin bref =D ... )
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Gilpa
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PostPosted: Fri 11 Jul - 19:39    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

ortograf-fr wrote:
Réponse à Gilpa

Il y aurait beaucoup à dire au sujet des concours.

Des épreuves excessivement difficiles, et pas forcément fonctionnelles, demandent un entrainement à la limite du supportable pour ceux qui ne sont pas dans la bonne voiture.

Parallèlement, la proportion d'agrégés hors concours était de 1 pour 10 avant 1981, elle est ensuite passée à un pour 9, et même à 1 pour 8.

En collège, j'ai constaté quelque remontrance par rapport à l'élitisme de l'agreg, mais jamais personne ne s'étonne du fait des promotions hors concours, alors que ce genre de promotion n'a aucune fonctionnalité spécifique.

Il y a aussi un discours récurrent selon lequel le fait d'avoir l'agreg n'apporte pas du tout la garantie d'une bonne pédagogie. On retrouve, avec un flou artistique, le clivage entre les pédagos et les refondateurs.

L'élitisme dont se réclame la Société des Agrégés mérite par ailleurs d'être redéfini par rapport aux besoins actuels.


Vous avez raison sur toute la ligne, Ortograf-fr. Je suis membre de la Société des agrégés et je peux vous dire que cette association (ne recrutant que des lauréats des concours externe et interne d'agrégation et non des "agrégés par liste d'aptitude" n'ayant nullement fait la preuve de leur valeur, même s'il y a parmi eux des personnes estimables - et je me serais satisfait d'accéder au grade d'agrégé par cette voie, si je n'avais été aussi mal noté [note pédagogique] jusqu'à ce que je fusse admissible à l'agrégation et qu'un inspecteur pédagogique régional fût dépêché vers moi pour m'inspecter, faire un rapport d'inspection dithyrambique et augmenter ma note pédagogique de 42 à 47 sur 60, alors que j'étais certifié, à 51 ans, au 10è échelon !!! Il était impensable qu'un admissible à l'agrégation fût si mauvais... un admissible sur les 4 admissibles de l'académie d'Orléans-Tours en octobre 1991, académie comptant 6 départements : même pas un admissible en moyenne par département !) promeut un élitisme fondé sur le mérite, non sur l'appartenance à une catégorie sociale particulière, surtout pas une catégorie sociale ultra-favorisée. Elle préconise l'attribution de bourses d'études pour les enfants de milieux sociaux défavorisés qui s'en montrent dignes par leur travail, leur sérieux et leurs excellents résultats. Je suis favorable à ce type d'élitisme - répondant ainsi au message qui suit et qui a été posté par un candidat de valeur au baccalauréat, reçu brillamment, et conscient d'avoir été surévalué. Ce garçon réussira dans la vie car il est réaliste. Il commet deux fois une même faute de français assez étonnante. Je la lui fais observer (en répondant à son intéressant message) afin qu'il ne la commette plus jamais, pour son bien.
La raison pour laquelle je suis favorable au type d'élitisme prôné par la Société des agrégés est que je suis précisément un cas d'école d'enfant issu d'un milieu social très défavorisé et que si j'avais bénéficié de bourses d'études significatives (et non symboliques) je serais devenu agrégé à 25 ans au lieu de 55. J'étais un élève studieux, attentif et sérieux. Mais, à 18 ans, après mon échec au baccalauréat (cela arrivait à de bons candidats en 1958, mais plus maintenant), j'ai dû gagner ma vie et cela a gâché mes possibilités.
Je ne crois pas que grand-chose ait changé sur ce plan : il vaut toujours mieux naître dans un milieu aisé que pauvre pour réussir dans la vie en général, et dans ses études en particulier.
Question à Ortograf-fr : aimez-vous ces subjonctifs imparfaits dont je fais usage sans modération ? N'y voyez aucune malice. J'adore la langue française telle qu'elle est (en attendant une éventuelle réforme de son ortografe) alors que ma langue maternelle est le patois ch'ti, que j'ai parlée de zéro à cinq ans, ce qui ne m'a nullement empêché d'apprendre à lire - avec la méthode syllabique - ni de comprendre le français, ni de calculer au point de savoir extraire une racine carrée dès l'âge de onze ans. (J'ai vérifié que je sais toujours le faire.)
Je rappelle que je suis né en 1940. Oui, oui, je suis un vieil homme, ce qui peut se dire de façon plus lapidaire, vulgaire et erronée.
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Gilpa
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PostPosted: Fri 11 Jul - 20:16    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

quiquoi wrote:
je voudrais juste dire un mot à propos du bac... c'est pitoyable... en effet, avec d'excellentes moyennes (16.92 de moyenne générale en terminale S), j'ai ete accepte dans toutes les prepas maths physiques demandees (massena, champollion, celle de sophia...) et pour le bac, pari avec les amis oblige, nous n'avons revise que maths et physique, le reste, que nenni.

Resultat :

epreuves anticipees :

Francais ecrit 17
Francais ecrit 18
TPE 19

epreuves du bac :

Latin 19
Option Sport 20
Sport 17
Italien 15
Anglais 17
Histoire 15
Philo 10 =D
SVT 18
Physique 18
Maths (spécialité) 19

Moyenne : 18,3 ... Mention très bien, félicité par le jury... Et tout sa, sans réviser ! je veux bien qu'avec mon quasi 17 de moyenne sur l'année, j'ai une mention du genre bien, mais 18,3... sa montre que le bac ils le donnent quoi... je me demande comment on peut faire pour le rater ! (enfin bref =D ... )


Cher quiquoi,
J'ai déjà dit ci-dessus toute l'estime que je vous porte, en raison de votre réalisme tout autant que de vos très honorables résultats scolaires.
Je vous signale une faute de français étonnante commise par vous à deux reprises, ce qui ne laisse pas de me surprendre même s'il n'y a plus lieu de s'étonner de l'orthographe des jeunes Français de nos jours - grâce en soit rendue aux pseudo-sciences de l'éducation, ou, pour être moins agressif, aux prétendues sciences de l'éducation (il ne faut pas dire "soi-disant sciences de l'éducation", pardon pour cette leçon de français, mais il m'insupporte qu'on dise "soi-disant" dans les cas où une chose est concernée et non une personne).
Vous avez écrit :"et tout sa sans réviser" et "sa montre bien que..." Il fallait écrire "ça" dans les deux cas.
L'avez-vous faite exprès, cette faute ? J'ai du mal à croire que vous n'ayez pas su qu'il fallait utiliser le "c cédille" pour ce mot - c'est un pronom démonstratif, et vous lui substituez un adjectif possessif ayant le même son. Que va vous dire Ortograf-fr ? Smile Quelle que soit la forme que prendra une éventuelle réforme de l'orthographe, il faudra tout de même bien continuer de distinguer ces deux mots à l'écrit, n'est-ce pas ?
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Kaeso
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PostPosted: Fri 11 Jul - 20:31    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

quiquoi wrote:
 le bac ils le donnent quoi... je me demande comment on peut faire pour le rater !
Tout le monde n'est pas égal face à la connaissance. Comme dirait Coluche, il y en a qui sont plus égaux que d'autres ... Et il n'y a pas que les études dans la vie !
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PostPosted: Fri 11 Jul - 20:56    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

Kaeso wrote:
quiquoi wrote:
 le bac ils le donnent quoi... je me demande comment on peut faire pour le rater !
Tout le monde n'est pas égal face à la connaissance. Comme dirait Coluche, il y en a qui sont plus égaux que d'autres ... Et il n'y a pas que les études dans la vie !


Tout le monde n'a pas envie de s'instruire, par exemple. On est tout de même bien forcé d'envoyer les enfants à l'école jusqu'à ce qu'ils aient acquis les connaissances minimales - lecture, écriture et calcul - sans lesquelles la vie sociale n'est pas possible. Et le plus fantastique c'est qu'on n'y parvient pas pour tout le monde puiqu'à 16 ans certains jeunes ne savent pas ce que savaient leurs anciens à 14, quand la scolarité n'était obligatoire que jusqu'à 14 ans.
Et plus fantastique encore, loin de se satisfaire de garder des jeunes qui haïssent l'école jusqu'à 16 ans, on les garde plus longtemps, le plus longtemps possible pour qu'ils n'apparaissent pas sur les listes de "demandeurs d'emploi", ah, le bel euphémisme !
Non, décidément, tout le monde n'est pas égal face à la connaissance. Et il n'y a pas que les études dans la vie.
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quiquoi
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PostPosted: Tue 22 Jul - 16:32    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

okay oui je sais, j'ai écrit "sa", c'était "ça", mais non je ne me suis pas relu ^^

et puis, okay de dire "il n'y a pas que les études dans la vie"... mais, si vous réussissiez, ne préfèreriez vous pas être ingénieur que vendeur à darty ?

Bannir

Mr. Green
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PostPosted: Sat 26 Jul - 22:09    Post subject: Résultats du Bac 2007 : record ou pas ? Reply with quote

quiquoi wrote:
okay oui je sais, j'ai écrit "sa", c'était "ça", mais non je ne me suis pas relu ^^

et puis, okay de dire "il n'y a pas que les études dans la vie"... mais, si vous réussissiez, ne préfèreriez vous pas être ingénieur que vendeur à darty ?

Bannir

Mr. Green

Si, je préférerais être ingénieur (avec un emploi) qu'être vendeur chez Darty, en général. Mais il n'est pas gratuit de dire : "Il n'y a pas que les éudes dans la vie." Cela a un sens. Un mien cousin né comme moi en 1940 est un homme intelligent et courageux et après une scolarité primaire désastreuse il quitta l'école (primaire) à 14 ans, devint apprenti plombier, se mit à son compte vers l'âge de 25 ans et devient milliardaire dix ans plus tard. Son intelligence a consisté à savoir emprunter à la famille à des taux d'intérêt dérisoires. Il a, bien sûr, remboursé tous ses prêteurs. Mais il ne les a jamais remerciés au-delà d'un "merci et au revoir".
Il est riche mais a trouvé le moyen de faire le vide autour de lui tant il est arrogant. Il a "réussi" sur le plan professionnel. Sur le plan humain, sa vie est vide de sens, ou presque. Ses enfants filent droit devant lui, mais ils n'en pensent pas moins. Leur vie matérielle est assurée largement et cela vaut bien de filer doux devant un père tyrannique.
Bien sûr, ce cas est assez rare pour ne pas dire exceptionnel, mais il illustre bien la formule "Il n'y a pas que les études dans la vie."
C'est le genre d'individu qui m'a dit :"Quoi ? avec tout ce que tu sais, tu te contentes de ton petit salaire de professeur de lycée ?"
Mais à part ça, il a réussi sans études. Il est nul en orthographe et en grammaire et parle difficilement français (il parle le patois du Nord). En revanche, il sait très bien compter...
Pour cet homme je suis un raté, moi, le professeur agrégé.
Tout est relatif...
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